Genève : Traditions

Aller en bas

Genève : Traditions

Message  Christiane le Lun 26 Fév - 15:18

L'Escalade

Source : Les traditions vivantes.ch
L'Escalade
LIEN
« Ainsi périssent les ennemis de la République ! ». Par le bris d’une marmite en chocolat, les Genevois célèbrent chaque année leur improbable victoire sur le Duc de Savoie. Celui-ci s’était en effet lancé, dans la nuit du 11 au 12 décembre 1602, à l’assaut des remparts de la ville, les escaladant accompagné de plus de 2'000 hommes. L’attaque, repoussée par le seul courage de la population – dont la légendaire Mère Royaume, qui aurait jeté une marmite sur l’ennemi – marqua durablement les esprits. Et si la tradition du bris de la marmite ne s’impose qu’en 1881, la commémoration de la victoire prend forme elle dès 1603. Tantôt solennelle, tantôt satyrique, elle divisera longtemps les tenants de la reconstitution historique et ceux de la mascarade, qui donnera au XIXe siècle des airs de petit carnaval protestant à la fête. Symbole par excellence de l’esprit frondeur et indépendant des Genevois, elle donne aux plus jeunes l’occasion de frapper aux portes des voisins, chantant en l’échange de quelques pièces ou bonbons « Ah la belle Escalade » ou « C’é qu’è lainô », l’une des rares traces encore usuelle du patois savoyard. Le week-end le plus proche de cette date donne par ailleurs lieu à diverses célébrations en costume, discours officiels et autres cortèges déguisés. La Cathédrale Saint-Pierre accueille à cette occasion un culte auquel elle convie différentes religions et, depuis 1978, la non moins épique Course de l’Escalade est également organisée le premier week-end du mois.

LIEN - La Compagnie 1602



Dernière édition par Christiane le Sam 1 Sep - 17:11, édité 6 fois
avatar
Christiane
Admin


Revenir en haut Aller en bas

Le Feuillu

Message  Christiane le Sam 1 Sep - 17:13

Source : Les traditions vivantes.ch
Le Feuillu
Chaque premier dimanche de mai, le Feuillu marque le retour du printemps genevois. Fête populaire connue dans de nombreuses communes du canton (Avusy, Bardonnex, Cartigny, Confignon, Onex, Perly, Plan-les-Ouates), elle provient probablement d’une tradition païenne d’origine celtique – d’où la présence de divers rituels apparentés à travers l’Europe. Elle consiste le plus souvent en cortèges d'enfants, coiffés de couronnes végétales, qui défilent dans leur commune en ponctuant leur parcours de chants et de danses. Ils entourent généralement un Roi et une Reine de mai, trônant sur une charrette tout au long du défilé, ainsi qu’une construction emblématique de branchages, appelé « la Bête » ou « le Feuillu ». Celle-ci est parfois remplacée par un grand mât surmonté d’une couronne de fleurs et d’une série de guirlandes, appelé « Arbre de mai ». A Cartigny et à Onex, cette fête est précédée par le lavage des fontaines de la commune, effectué par les enfants à la veille du défilé. Enfin, une collation permet généralement de clore la journée. Interdite par Calvin au XVIe siècle, cette tradition reprend vie au XIXe siècle, et se diffuse notamment grâce à l’héritage d’Emile Jaques Dalcroze, puis à l’engagement d’Henri Samuel Aubert, régent de Cartigny au début du XXe siècle. On constate cependant que la fête est restée plus vivace dans les communes – presque toutes catholiques – rattachées au canton de Genève bien après le règne de Calvin, dans le cadre du Traité de Turin de 1816.

LIEN
avatar
Christiane
Admin


Revenir en haut Aller en bas

Le Marronier de la Treille

Message  Christiane le Sam 1 Sep - 17:14

Source : Les traditions vivantes.ch
La botanique genevoise et le marronnier de la Treille
Dès le XVIIIe siècle s’affirme à Genève un esprit naturaliste qui doit autant à l’influence de Jean-Jacques Rousseau qu’aux travaux locaux de grands botanistes. C’est en effet dans la Cité de Calvin que professaient Augustin Pyrame de Candolle, Horace-Bénédict de Saussure ou Pierre Edmond Boissier. Le premier contribue à créer le Jardin botanique de Genève (1817), bientôt assorti d’un Conservatoire (1824), et fait ainsi prendre tout son essor à cette science « aimable », que la haute société pratiquait également par loisir. Cette vogue a contribué à faire de Genève la « Cité des parcs », tant elle abrite d’anciens jardins privés devenus arboretums, associant de longue date essences indigènes et exotiques rares. Cet intérêt atypique a permis de réunir la cinquième collection mondiale d'herbiers et l'une des trois plus importantes bibliothèques en botanique systématique à Genève ; des connaissances ancestrales dont profitent à la fois le savoir académique et le savoir-faire botanique. Cet attachement reste aussi très présent au sein de la population, et se manifeste dans les caractéristiques mêmes du paysage genevois, modelé au fil des ans par la préservation des espèces, l'étude et la recherche botaniques. L'institution qui consiste à répertorier la date d’éclosion de la 1er feuille du marronnier de la Treille - façon d’annoncer le printemps instaurée en 1818 et prise en charge par le Sautier de la République - en est sans doute l’une des manifestations les plus populaires.

LIEN

avatar
Christiane
Admin


Revenir en haut Aller en bas

Revenir en haut


 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum