KAUFFMANN Angelica

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KAUFFMANN Angelica

Message  Christiane le Lun 25 Juil - 14:20

Peintre Suisse : 1741-1807
Texte : D’après le Dictionnaire historique de la Suisse
Née à Coire, le 30.10.1741, décédée à Rome le 05.11.1807. Fille de Johann Joseph, peintre, et de Cleofea Luz. Accompagnant son père auprès de différents commanditaires, Angelica Kauffmann passa son enfance et son adolescence à Morbegno (Valteline), Côme et Milan. Hésitant entre une carrière de peintre ou de cantatrice (comme l'évoquera plus tard un autoportrait), elle se décida pour la peinture et fut formée par son père. Après le décès de la mère, père et fille ornèrent de fresques l'église de Schwarzenberg (1757), dans laquelle Angelica peignit notamment les douze apôtres. Dès cette époque elle exécuta des portraits de commande. Au cours d'un voyage d'étude à Milan, Parme, Florence, Rome et Naples, elle copia des œuvres de grands maîtres italiens. En tant que femme elle devait cependant, dans les musées, travailler à l'écart des étudiants. Elle noua des relations avec des artistes (Benjamin West, futur directeur de la Royal Academy de Londres) et avec des mécènes (John Parker, voyageur anglais du Grand Tour). En 1763, à Rome, un portrait de Johann Joachim Winckelmann lui permit de s'imposer. A cette époque déjà, s'inscrivant dans la tendance néoclassique, elle peignit des thèmes historiques et mythologiques (dont Bacchus et Ariane à l'hôtel de ville de Bregenz). En 1766, Angelica installa son atelier à Londres où elle connut l'apogée de sa carrière. La reine Charlotte d'Angleterre, le tsar Paul Ier et la tsarine Catherine II, l'empereur Joseph II et le pape Pie VI, entre autres, lui passèrent commande. Membre fondateur de la Royal Academy, elle fut aussi membre des académies de Rome, Bologne et Venise. Son oeuvre gravé (quelque quarante et une planches) fut réimprimé à Londres en 1780. A cette époque Angelica Kauffmann se consacra intensément au thème de la femme en deuil. Elle peignit Ariane, Pénélope, Calypso, Marie la Folle (personnage littéraire de Laurence Stern), réalisant des tondi (peintures dans un disque) de petit format très appréciés. Graveurs, décorateurs, ébénistes d'art et peintres sur porcelaine s'inspirèrent de ses oeuvres. Hormis deux séjours à la cour de Naples, où elle exécuta un portrait de groupe de la famille royale, elle ne quitta plus Rome à partir de 1782. Son salon attirait des artistes néoclassiques et des voyageurs de toute l'Europe, dont des proches du cercle de Weimar gravitant autour de Goethe. Jusqu'en 1800, elle compta parmi les peintres historiques les plus en vue du néoclassicisme européen. Antonio Canova et l'académie de Rome organisèrent pour la "peintre des Grâces" de somptueuses funérailles, qui furent suivies par une foule immense. Johann Gottfried Herder déclara qu’Angelica Kauffmann était «peut-être la femme la plus cultivée d’Europe».
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Re: KAUFFMANN Angelica

Message  Christiane le Lun 25 Juil - 14:24



















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Re: KAUFFMANN Angelica

Message  Christiane le Lun 25 Juil - 14:28


















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